Documentaire

Le projet « Green Blood » ou l’efficacité du journalisme collaboratif

Une série documentaire met en image l’enquête internationale menée sur les scandales environnementaux dans le secteur minier.

Green Blood Project, le « projet du sang vert », une quarantaine de journalistes de trente médias internationaux, regroupés dans le collectif Forbidden Stories (« histoires interdites »), est créé en 2017 pour reprendre le travail inachevé de confrères assassinés, menacés ou emprisonnés, alors qu’ils enquêtaient sur des scandales environnementaux liés au secteur minier dans trois pays : l’Inde, le Guatemala et la Tanzanie. Après huit mois d’investigation, le 18 juin 2019, Le Monde et Radio France dans l’Hexagone, The Guardian au Royaume-Uni, Expresso au Portugal, Süddeutsche Zeitung en Allemagne, publiaient une série d’articles : sur la mort du journaliste indien Jagendra Singh, retrouvé brûlé à 60 % de la surface de son corps, alors qu’il dénonçait sur son blog les liens entre le ministre Rammurti Singh Verma et la mafia du sable ; sur Carlos Choc, reclus dans la clandestinité pour éviter la prison après avoir enquêté au Guatemala sur la plus grande mine de nickel d’Amérique centrale ; sur la dizaine de reporters censurés ou menacés pour s’être intéressés à Acacia Mining, société exploitant trois mines d’or en Tanzanie, dont celle de Mana-Nord.

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